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Auparavant,
le village appartennait au Vicomte de Castellbò. L'entrée du village
se fait par une large rue bordée de petites boutiques souvenirs et de
plusieurs auberges. Les maisons sont construites avec des pierres et
des ardoises. Partant du village et empruntant un chemin, assez pentu
et fait de pierres, vous arriverez à l'église romane de San Pedro et
Santa Margarita, qui fût dans le temps un château.
Sachez qu'ils dépendent totalement de l'Andorre à une seule chose
près: le fournisseur d'électricité (PEUSA), qui est de la province d'Urgell
et donc espagnol. Il arriva en 1982, après les fortes crues. Avant
celà le village vivait encore comme au moyen-âge.
À ce moment là, les habitants, voyant qu'ils étaient complètement
isolés et sans téléphone, ils décidèrent tous de réunir leurs efforts
et créer l'Association des Amis d'Aós de Civis. Sachez que la plupart
d'entre eux sont barcelonais ayant eu un coup de foudre pour le
village et ses alentours. La création de l'association a permis de
restaurer la plupart des maisons du village; ainsi que de faire front
au difficultés administratives et obtenir quelques aides afin de
restaurer l'église romane d'Aòs, consacrée à San Pedro, et qui se
trouvait en piteux état quelques années en arrière.
On raconte
que par la panique des inondations de 1982, les habitants ont vécu une
expérience dramatico-comique. Alors qu'ils ne pouvaient entrer en
contact d'aucune façon avec la civilisation. Ils ont vu arriver un des
hélicoptères de la Guardia Civil , qui, au lieu d'atterrir lança des
papiers où l'on pouvait lire "si vous avez besoin de quelque chose
téléphonez-nous"... Le village n'avait pas de ligne téléphonique!
Passant à
autre chose, le ramassage des ordures, le nettoyage des routes et
autres services sont fournis par la mairie de Sant Julià de Lòria.
Aussi clair
qu'ils étaient abandonnés par l'administration, l'association a aidé
au fait que le village garde ce côté pittoresque qu'ont tous les
villages de montagne, avec ses maisons en pierre et l'illumination
faite en fer forgé, payée des propres poches des habitants. De plus,
l'église a vu restaurer son joli porche en même temps que le bâtiment
pricipal. Tout ça grace à un projet de restauration presenté par
l'association et aidé par quelques subventions de l'état.
Une petite
anecdote: Os de Civís fût témoin d'un fait curieux au milieu des
années 80. Le village disposait d'un casino illégal, lorsque la police
vînt confisquer le mobilier ils fûrent obligés de sortir les tables de
jeux par hélicoptère étant donné qu'ils n'avaient ni le droit, ni
l'autorisation d'intervenir sur le territoire andorran. |