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Correspondances
La
Nature est un temple
où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L'homme y passe à travers des forêts
de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme
la nuit et comme
la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme
des chairs d'enfants,
Doux comme
les hautbois, verts comme
les prairies,
– Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre,
le musc, le benjoin et l'encens
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
(Spleen
et Idéal, IV - Édition de 1861)
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