La Terre a soulevé
le rideau
de sa trop longue désespérance:
sur une mer qui n’est point
encore
divine, voici que se colore
une île de ses verts
et d’oiseaux
tout prêts; Dieu
rêve toujours comment
faire les marins, et dans
leur cœur
les souvenirs; mais qui
a poussé
soudain cette douce créature
à ébranler
l’existence éparse
la nouant au mouvement
astral
dont elle est ceinte, ardent
et banal,
en spires de fleurs depuis
le sexe?
Dieu ne l’a voulu, est-ce
donc vain?