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"Christ, synthèses des religions"

Le texte de ce livre n'est plus accessible sur Internet depuis ce 06 août 2005.

Le présent appel à la conscience des Responsables des religions le remplace.

 Pierre Paul Van de Velde          

 

Subdivisions

1= Le Péché Originel

2= La Trinité

3= J'insiste aussi sur les points suivants :

4= Lettre ouverte à l'attention des Responsables religieux de la religion chrétienne

5= La laïcité ignore la destinée spirituelle de l'Humanité

6= Sur quoi le "système économique" du monde post-terrestre est-il basé ?

7= À qui se réfère l'expression "serviteurs inutiles" ?

8= Dénouement

 

Prologue

Ma plus grande reconnaissance va à Marie, l'Immaculée Conception qui, par sa déclaration faite à Lourdes, a provoqué en moi une succession de réflexions métaphysiques à la recherche toujours plus exigeante de la Vérité.

Parce que toutes les principales religions sont vielles, une "Réforme" profonde doit supprimer les dérives accumulées.

Dans une volonté de recherche de "La Vérité" tous les Responsables des religions se trouveront confrontés à un problème psychique. Ceci résulte du fait que chacun reste attaché à sa tradition par respect aux apriorismes confessionnels ou par fidélité pour les idées reçues par l'éducation familiale, scolaire, universitaire ou faculté de théologie. Ce poids psychique oblitère trop souvent la réflexion.

Dans le présent appel à la conscience des Responsables des religions, je me limiterai à démontrer l'existence d'erreurs d'interprétations qui furent la cause d'une dogmatique défectueuse.

C'est aux "Responsables" qu'appartient (chacun s'astreignant, par respect de l'honnêteté intellectuelle, à se libérer des erreurs et dérives accumulées au cours de l'Histoire) la lourde obligation de "re-connaître la Vérité" en tenant compte qu'il n'y a, (pour tous les hommes de toute l'Histoire de l'Humanité), qu'un seul Dieu Créateur en qui St. Jean et Ibn 'Arabi ont vu le Logos.

 

1= Le Péché Originel

Le dogme de l'Immaculée Conception est en porte-à-faux. Parce que la déclaration de Marie, (faite le 25 mars) coïncide avec la fête de l'Annonciation, c'est la Rédemption qui est évoquée. La Rédemption doit être comprise dans le sens d'élévation spirituelle de l'Humanité et non dans le sens d'un rachat. Ceci dépasse en importante le mythe du dogme du Péché Originel en l'annulant. N'ayant jamais évoqué le dogme du Péché Originel, Marie apparaîtrait donc ainsi comme "témoin à charge" dans un procès contre le dogme du Péché Originel !

Marie a donc contredit la dogmatique qui la concerne. Elle l'a fait en parfaite connaissance de cause, avec une grande discrétion et avec le sourire d'une reine qui ne veut blesser personne. Elle est donc bien vivante, prête à éclairer tous ceux qui sont en communion spirituelle avec elle.

 

Dans le livre "La Culpabilité Fondamentale" (P. Guilly Edit. Lille, Centre interdisciplinaire des Facultés catholiques. 1975), l'auteur (*) présente une précision qui me paraît fondamentale. En fin de la page 166 il est écrit : "La nature humaine est fondamentalement partagée, et donc faillible, en situation de pécher, non pas en état de pécher". Par l'énoncé de cette seule phrase le dogme est démoli : L'Humanité N'EST PAS EN ÉTAT DE PÉCHÉ mais dans une SITUATION qui lui permet le choix entre pécher ou non. En fait, c'est la volonté dévoyée qui détermine l'ÉTAT de péché. La volonté reste libre de succomber ou de résister. C'est donc la volonté libre de chacun qui engage la responsabilité et qui proportionne le mérite spirituel dans le cadre du salut personnel (sotériologie).

(*) Paul Guilluy est Maître de conférence à la Faculté de théologie de Lille, Responsable du Centre interdisciplinaire. Ce livre est préfacé par Philippe DELHAYE, Professeur honoraire de la Faculté de théologie de Lille, Doyen honoraire de la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain, Secrétaire de la Commission théologique internationale

 

2= La Trinité

Dans le but de signaler le désarroi qui remue la conscience d'auteurs catholiques, je donne ci-après des extraits de trois livres :

"Le Père Invisible" de Louis Bouyer, (éd. du Cerf 1976, pages 283, 284). On peut deviner l'émergence d'un doute. Une "dérive" est dévoilée :

"Comme Théodore de Régnon l’avait déjà perçu, comme Karl Rahner a eu le mérite d’obliger les théologiens catholiques modernes à s’en aviser, après avoir lu lui-même et reconnu irréfutable l’article o théos du Theologischses Wörterbuch du Nouveau Testament, avec un choc de surprise qu’il ne cherche pas à dissimuler, mais qui en dit long sur la dérive de la théologie par rapport à la révélation :  Dans tout le Nouveau Testament, Dieu, o théos, désigne non la Trinité, moins encore indifféremment l’une ou l’autre des trois personnes, mais toujours le Père et le Père seul.  Même chose, pourrions-nous dire, de toutes les liturgies traditionnelles, et par-dessus tout de la liturgie romaine lorsqu’elle n’a pas été trafiquée par les médiévaux ou les modernes, et spécialement de ce qui est le cœur de toute liturgie :  La grande prière eucharistique et, ici derechef, au premier plan le Canon romain". (C'est moi qui souligne).

En faisant référence à Karl Rahner, Louis Bouyer permet au lecteur de croire qu'avant le Concile Vatican II (1962-1965), les Responsables religieux et les théologiens étaient informés des progrès des recherches apologétiques.

 

À Strasbourg, le 25 octobre 1988 le petit livre "l'Esprit du Père et de Fils" de François-Xavier Durwel recevait l'Imprimatur. (Éditions. Médiaspaul 1989 à Paris et Éditions Paulines à Montréal). Ce livre est renseigné comme faisant partie de la Bibliothèque nationale du Québec.

Dans son avant-propos, l'auteur écrit (Page 10) :

L'obligation s'impose donc à la théologie, impérieuse, de trouver le point de rencontre, pour que l'Esprit qui est harmonie et communion, cesse d'être, dans l'Église, cause de discrépances (*) et de divisions.

(*) discrépance : Ce mot n'existe pas dans mes dictionnaires français, un mot similaire existe en espagnol et signifie "discordance" mais avec un sens d'opposition.

Poussé par son esprit de recherche œcuménique, en pages 14-15, l'auteur se demande :

Si la question de "la procession" de l'Esprit est centrale pour la foi, comme la théologie orthodoxe surtout l'affirme avec force, faut-il penser que la Révélation, qui s'exprime principalement dans les Écritures, est muette sur un sujet d'une telle importance ? Il semble, au contraire, que seul le recours à la source scripturaire peut éviter l'enlisement des débats et permettre de renouveler la problématique à une profondeur où se rencontreront tous ceux qui cherchent humblement et sincèrement l'union des Églises.

Une question préalable se pose avant toute recherche sur la procession de l'Esprit : Que dit l'Écriture sur le mystère même de cet Esprit ? Sachant que la deuxième Personne trinitaire est celle du Fils unique, on peut affirmer sans hésitation qu'elle procède du Père, de lui seul, et qu'elle en procède par génération. Mais que saurions-nous de l'origine de cette Personne dans l'ignorance de son être filial ? Dès lors pourquoi vouloir se prononcer sur la procession de l'Esprit sans même interroger l'Écriture sur ce qu'est l'Esprit ?

En bas de page 15, l'auteur ajoute en note un extrait de S. Augustin, De fide et symbolo 9,19.CSEL 41, 22, qui attribue les ignorances de la théologie sur l'Esprit au fait que les études scripturaires ne sont pas assez poussées : "L'Esprit-Saint n'a pas toujours été étudié avec autant d'abondance et de soin par les doctes et grands commentateurs des Écritures, de sorte qu'il soit aisé de comprendre son caractère propre, qui fait que nous ne pouvons l'appeler ni Fils ni Père, mais seulement Esprit-Saint.".

 

En 1990 sortait le livre "Les Actes des deux Apôtres" écrit par Boismard et Lamouille. (Préfacé par J.L. Vesco, O.P., Directeur de l'École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem). En pages 57 - 58 on lit :

"Le TA apparaît comme un texte surchargé de mots qui ne sont pas essentiels à la compréhension du récit : Les titres de Jésus sont multipliés, l'adjectif "saint" est ajouté à la mention de l'Esprit, des adjectifs, des adverbes, voire des substantifs ne sont là que pour donner plus de clarté à un texte que l'on a jugé trop concis. Ces mots superflus se lisaient-ils dans le TA archaïque ? Ou furent-ils réellement ajoutés par Act III lorsqu'il effectua la dernière rédaction des Actes ? Il est souvent impossible de répondre. ····· Mais il sera le plus souvent très difficile, sinon impossible de faire la part entre ce qui fut ajouté par Act III et ce qui fut ajouté par les scribes ou par le réviseur qui élabora le TA sous sa forme récente".

 

À ma connaissance et en moins d'une quinzaine d'années on est passé de la suspicion d'existences de dérives dès les premiers instants du Judéo-christianisme à une mise en question de la "procession de l'Esprit", suivi de découvertes de manipulations des Écritures (NT) qui servirent de base aux Pères Apologistes.

Par la publication de ces livres, le public est informé des faiblesses qui affectent la crédibilité de la dogmatique. Qu'est-ce qui a été fait pour corriger ces erreurs ?

 

Les Responsables des Églises chrétiennes ne peuvent ignorer la contradiction inhérente, d'une part, au concept d'unicité (de conscience) des trois "Personnes divines" (dans la Trinité) et d'autre part celui de "conscience" que ces "Personnes" devraient logiquement avoir pour être différentes dans leurs respectives fonctions.

Cette évidente anomalie rend le dogme douteux. Ceci est confirmé par le caractère d'égalité ou de hiérarchie existant entre les Personnes divines, qu'Elles soient vues par les catholiques ou les orthodoxes. L'affirmation de Teilhard de Chardin : "La foi a besoin de toute la Vérité" prend ici toute sa force.

 

Voilà où nous en sommes après 2000 ans de christianisme : Tout est à refaire pour savoir QUI est la "Parole de Dieu", QUI est le LOGOS. !

À quoi ressemblerait une adoration si elle ne reposait pas sur la Vérité ? La première raison d'être des religions est donc d'enseigner "la Vérité".

 

3= J'insiste aussi sur les points suivants :

Il appartient maintenant à tous les Responsables de toutes les religions de susciter la concorde entre tous dans la Vérité et d'abandonner les vieilles traditions déphasées par rapport au temps présent.

 

Dès juillet 2001, c'est dire avant le drame du World Trade Center (11 septembre 2001), j'écrivais ("Essai par la métaphysique" http://membres.lycos.fr/vandevelde/) dans l'Épilogue : Pour que les grandes religions reprennent leur vraie place spirituelle (qu'elles perdent de plus en plus) dans la société laïque et pour qu'elles collaborent à l'essor de l'Humanité dans la paix entre tous, il est urgent que les Responsables de toutes les religions soient animées d'un nouvel esprit mystique d'ouverture et abandonnent leurs traditions d'exclusives. Parce que le monde change, les autorités laïques ET religieuses devraient ensemble promouvoir :

La Paix 

social et économique

dans le respect mutuel et non les fraudes, et les turpitudes qui conduisent à la misère, aux dégradations morales et physiques

     La Justice

 

dans le respect mutuel et la solidarité qui exclut les tabous et les magouilles.

La Vérité 

par la transparence.

La Vérité spirituelle dans une foi qui satisfasse la raison dans la rigueur intellectuelle et non l'arbitraire des   dogmatiques, traditions, et pratiques déphasées.

#   #   #

 

Par des guerres et des révolutions, les pays Occidentaux se sont trouvés dans l'obligation de se libérer de leurs vieux démons : La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789) et l'abolition de l'esclavage furent les débuts d'une prise majeurs de conscience en Europe de l'Ouest. La guerre de 1914 - 1918 engendra le prolétariat tandis que celle de 1940 - 1945 provoqua la fin du colonialisme. Le "mur de Berlin" (1951 - 1989) suscita, par sa chute, l'esprit de tolérance entre les ennemis d'hier. Les drames du World Trade Center (11 septembre 2001), de Madrid (11 mars 2004), de Londres (7 juillet 2005), sont le fait de l'intégrisme islamique qui veut dénoncer la perversion engendrée par la civilisation occidentale, mais massacrer pour cette raison des innocents au nom d'Allah est le comble de l'aberration !

Les musulmans sauront-ils faire comprendre cette dérive aux mouvements islamistes les plus radicaux ? Au nom de quelle "Vérité" d'importance supérieure pourront-ils influencer les fanatiques et les écoles coraniques viciées par la haine de "l'infidèle" ?

 

On observe qu'à un moment où l'Humanité doit affronter la conjonction des problèmes sans précédent, (qu'ils soient sociaux, économiques, écologiques, etc.), ce sont les pays occidentaux qui, par leur civilisation trop gourmande (accaparant ainsi toutes les richesses du Globe), ont provoqué, en leur sein, une prise de conscience par un sursaut de volonté d'union pour lutter contre la pauvreté, la maladie et l'ignorance qui affectent les pays en voie de développement.

 

Le Moyen-Orient, point chaud du Globe depuis des décennies, reste victime de ses zizanies religieuses malgré l'entente sacrée qui les unit contre l'ennemi commun que sont les juifs et les infidèles. Bien que ce ciment unificateur soit l'Islam (partagé en un éventail de ramifications selon les régions ou les dynasties), cette prédominance religieuse (théocratie) est timidement combattue depuis peu de temps par un esprit démocratique. L'opposition entre religion et esprit laïc naissant deviendra inquiétante si un esprit modérateur n'intervient pas pour contrôler le fanatisme stupide et primaire.

Sur le plan politique et religieux, le Moyen-Orient est donc à l'opposé des pays occidentaux par cause d'un blocage spirituel : La volonté dynamique d'union des pays européens est en contraste évident avec les tensions stériles entre religions et gouvernements des pays du Moyen-Orient.

Face à cette anomalie, il serait judicieux que le Haut Magistère chrétien tente d'offrir son aide aux religions abrahamiques dans leur lutte contre l'ignorance soutenue par des fondamentalismes primaires qui s'opposent aux progrès sociaux, culturels et sanitaires.

Ce but est à la portée de la bonne volonté à condition d'être libéré du poids psychique signalé supra.

 

Parce que, selon la métaphysique, la destinée spirituelle de l'Humanité est la raison fondamentale de son existence terrestre, la responsabilité des Responsables religieux (de toutes les religions) n'a jamais été aussi importante que maintenant. Les problèmes politiques, sociaux, économiques, écologiques, etc. ne sont qu'aléatoires car les solutions dépendent de trop de volontés disparates si pas contradictoires qui donneront que des résultats fortement limités.

Ce seront donc les Responsables des religions qui devront avoir le dernier mot pour que régne la paix. Elle ne peut pas s'imposer par le terrorisme dont les dirigeants doivent en prendre conscience !

Les dirigeants des mouvements terroristes pouvaient se justifier par leur bonne foi de volonté de maintient des traditions musulmanes. Maintenant, ils sont eux-mêmes dépassés par leur propre haine nourrie par la vexation et la frustration de savoir que l'or noir de leur pays n'est pas contrôlé par l'Islam.

 

Si Sa Sainteté le pape Benoît XVI pouvait rencontrer une égale sincère volonté de coopération dans la recherche de la Paix, la Justice et la Vérité (j'insiste sur "la Vérité en théologie") parmi les Responsables des religions chrétiennes et, par extension, dans l'ensemble des religions abrahamiques, alors l'Humanité abordera victorieusement le tournant décisif de son Histoire.

Cette conclusion positive dépend donc d'une "égale sincère volonté de coopération". Si celle-ci n'existait pas, j'imagine la réaction d'un Président d'une assemblée de députés procédant à une votation afin de clarifier la situation. Je crois que, devant une "minorité" de "sincères volontés de coopération", le Président n'aurait d'autre choix que de prendre acte d'une "majorité" de "mauvaises volontés de coopération" dans la recherche de "la Vérité en théologie".

Je pose alors la question suivante à tous ceux qui me lisent : Quelle suite sera donnée à cette situation en tenant compte que ce "Président" imaginaire serait Dieu qui constaterait l'existence de trop de "serviteurs inutiles" (voir infra) au service de Sa Volonté ? La réponse me paraît évidente : L'Humanité abordera "négativement" le tournant décisif de son Histoire terrestre et devra, de ce fait, poursuivre son évolution dans un monde spirituel où elle acquerra son âge adulte spirituel. Il y aurait donc alors un nouveau changement de phase (voir infra) pour que l' "Histoire" de l'Humanité reste positive par suite de ce nouveau changement de phase qui se produira Quand Dieu le voudra (voir infra).

 

4=Lettre ouverte à l'attention des Responsables religieux de la religion chrétienne

 

Monseigneur,

 

Mon raisonnement s'appuie sur la métaphysique pour justifier la recherche d'une refonte de la théologie. Les erreurs sont dénoncées par des arguments que ne peuvent réfuter ni l'avancée scientifique ni donc la logique. On observe que les religions vieillissent avec la métaphysique qui les sous-tendent. En conséquence, c'est celle-ci qui doit être revue.

Je peux croire que Votre Excellence admettra que cet axiome s'applique aussi à la religion chrétienne.

 

Dans toutes sciences humaines, on a observé qu'un postulat maintenu un certain temps le transforme en dogme de moins en moins contesté. L'habitude crée une force d'inertie qui anesthésie toutes volontés d'autocritiques. Seule une scrupuleuse rigueur intellectuelle peut permettre le retour à la vérité.

Je peux croire que Votre Excellence admettra que ceci peut s'appliquer aussi à la dogmatique et à la tradition chrétienne.

 

Il est évident que la théologie s'est réfugiée derrière l'excuse de la difficulté à parler d'un Dieu Trine qui dépasse toute logique et qui ne peut dès lors être compris par l'intelligence humaine. Il est alors également logique de dire que la foi est davantage une adhésion du cœur que de l'esprit.

Dans ce cas, refuser une contradiction ou ignorer une évidence qui procède de la réflexion n'est plus défendre la foi, c'est entrer dans l'aberration. Dieu n'est pas plus dans l'illogisme qu'Il n'était dans l'ouragan, le tremblement de terre ou le feu (1R 19 11-12). Dieu n'est pas mystères, Il vient à nous. Nous Le verrons de nos yeux (Jb.42 5), c'est dire par notre intelligence. Notre obligation est de Le chercher TOUJOURS.

Je supplie Votre Excellence d'en prendre conscience.

 

Alors que l'Église reconnaît trop timidement les lacunes de sa dogmatique, trouvera-t-elle en elle-même la nécessité morale d'en corriger la conceptualisation et d'abandonner ses prérogatives particulières au profit de l'œcuménisme dans une même foi ?

Je supplie Votre Excellence d'en prendre conscience.

 

Parce que les dogmes sont mal établis, ils ne satisfont ni catholiques ni orthodoxes. Parce que l'Église fait face à une mondialisation d'une mentalité toujours plus critique, parce que l'Ego est ressenti différemment en Afrique, en Asie, en Amérique et en Europe, l'Église doit s'adapter au monde qui change et cela d'autant plus que le Christ est mort et ressuscité pour tous les humains de toutes les religions.

Je supplie Votre Excellence d'en prendre conscience.

 

Alors que la métaphysique est mère de la théologie et que celle-ci justifie la morale, les Religions du Livre doivent en conséquence se rencontrer dans une même métaphysique pour établir une base de PAIX.

Je supplie Votre Excellence d'en prendre conscience.

 

Alors que la raison et la logique découvrent une étincelle de la Vérité, et que celle-ci brille plus fort que la lumière de la "Tradition chrétienne", faut-il, pour cet acte de lèse-majesté, la marginaliser et asphyxier cette étincelle sous l'étouffoir du tabou qui n'honore pas l'Église ?

Je supplie Votre Excellence d'en prendre conscience.

 

5= La laïcité ignore la destinée spirituelle de l'Humanité. Veut-elle ainsi annuler la raison fondamentale de l'existence terrestre de cette Humanité dont elle fait partie ?

L'esprit laïc dispose d'une excuse parfaitement logique qui justifie son attitude : Les religions n'offrent pas une foi rationnellement crédible.

Beaucoup de fidèles ne pratiquent plus leur religion. En près de cinquante ans le nombre de vocations sacerdotales a baissé de façon catastrophique. Ces faits prouvent l'émancipation des esprits, mais aussi sa cause qui est l'existence d'une erreur grave à charge de l'Église. Puisse-t-elle le reconnaître en se débarrassant de ses dérives, ses  a priori  (croire détenir seule "la Vérité") et de ses préjugés mal fondés (les dogmes).

 

L'affirmation de St. Paul dans sa lettre aux Éphésiens constitue le "plan de Dieu" de la sotériologie et de l'épigenèse de l'Humanité :

"Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a béni par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. C'est ainsi qu'Il (le Père de notre Seigneur Jésus-Christ) nous a élus en lui (en Jésus-Christ), dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus-Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté" (Eph. 1.3-5).

 

Sur cette base et par la métaphysique, l'origine et la destinée de l'Humanité apparaissent : Nous étions Pensées-pensantes "dès avant la fondation du monde" et nous serons "des fils adoptifs par Jésus-Christ". Notre existence préterrestre ne pouvait qu'être de nature "spirituelle" puisque la "matière" n'existait pas encore.

Par changement de phase (Big Bang), nous sommes devenus Ego (Pensée-pensante) dans un corps mortel. Cette ambivalence de nature existant en chaque personne marque le rapport (esprit / matière) résultant du passage d'un état (simple) à un autre (complexe) par changement de phase provoqué par le Big Bang.

Étant entré (par changement de phase) dans le concret de la matière, notre nature "spirituelle" est maintenant unie à notre nature "corporelle". Ces deux natures ont, par cause d'ambivalence de natures, une destinée différente.

Les scientifiques remarquent que la matière se dégrade en se simplifiant. Ceci la conduit inexorablement vers une destruction. L'uranium perd sa radioactivité pour devenir du plomb, le Cosmos a perdu son immense chaleur originelle et chacun sait que son corps vieillit.

Actuellement les réserves en matière première ainsi que nombres d'espèces animales diminuent ou même disparaissent progressivement par suite de l'extension des besoins humains.

Au contraire, dans son application, la pensée possède une dynamique qui lui permet d'améliorer ses résultats antérieurs. L'évolution de la pensée se poursuit vers une complexité toujours plus grande. L'Histoire des grandes civilisations en est la preuve.

Dans la perspective de cette évolution, la viabilité du milieu ambiant ne permettra plus l'existence de la vie humaine. Parce que l'Humanité possède une destinée "spirituelle", celle-ci devra se réaliser selon " le bon plaisir de sa volonté" (Eph. 1.3-5), " déterminant d'avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus-Christ ".

L'être humain retournera donc dans l'état de sa vie spirituelle antérieur "Quand Dieu le voudra" mais enrichi de l'expérience terrestre. "Voici que mon retour est proche, et j'apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail" (Ap.22.12).

Le corps ne sera plus matériel (plus de vieillissement). La bonne volonté et l'honnêteté intellectuelle seront le "modus vivendi" dans l'Amour du Père Éternel, La "Justice" dans l'Amour sera donc rendue. Isaïe fait ainsi parler Yahvé s’adressant à Israël : C’est Moi, moi qui efface tes crimes par égard pour moi et je ne me souviendrai plus de tes fautes. Fais-moi souvenir et nous jugerons ensemble, fais toi-même le compte afin d’être justifié. (Es 43 25-26)

 

6= Sur quoi le "système économique" du monde post-terrestre est-il basé ?

" ····· j'apporte avec moi le salaire que je vais payer à chacun, en proportion de son travail" (Ap.22.12).

En préalable je demande de ne jamais oublier que "l'Intensité d'Amour"   (Dieu est Amour), est la seule source de l'énergie spirituelle qui existe dans le monde spirituel qui nous attend. La "puissance spirituelle" doit pouvoir être comprise par analogie avec l'électricité.

Pour Ohm, (fondateur de l'électrocinétique, loi de Ohm 1826), "W", signifiant puissance, est égal au produit de la tension par l'intensité (W=E*I).

 

Dans la vie future, la "capacité d'amour" que chacun possède sur Terre sera remplie de l'Amour divin. Un égoïste n'a pas une capacité d'amour aussi grande qu'un altruiste, toutefois, par sa "bonne volonté", il est capable, durant sa vie terrestre, d'augmenter sa capacité d'amour comme les sportifs améliorent leurs performances grâce à la force de leurs muscles.

Pour les sportifs, il y a interaction entre volonté et muscles dont la synergie augmente la Puissance. Pour qu'il y ait "synergie" il faut que la "tension" de volonté soit jointe à la réserve d'énergie contenue dans le muscle.

 

A la mort, chacun disposera d'un volume de "capacité" qu'il aura pu augmenter par sa bonne volonté. Cette "capacité", étant alors remplie de l'Amour divin, constituera l'énergie spirituelle propre à chacun.

On peut alors comprendre que le caractère propre de chaque Ego sera constitué par sa "bonne volonté" (tension morale) qui, jointe à "l'énergie spirituelle" (contenue dans la capacité d'amour), se potentialiseront dans leur réciproque interaction. (W=E*I).

R * I = E       Bonne volonté (R) (contre l'égoïsme = résistance) par Intensité d'amour (I) (contenue dans la capacité d'Amour =Énergie spirituelle) = (E) Tension morale.

E * I = W       Tension morale par Intensité d'amour (Énergie spirituelle) = Puissance spirituelle. La puissance spirituelle peut donc répondre à la même formule que celle de Ohm.

En conséquence, L'être humain n'a de valeur spirituelle par lui-même que par la bonne volonté qui l'anime (dans le cadre de la solidarité et du respect mutuel). C'est donc par sa bonne volonté que chaque Ego appartient au monde de l'esprit appelé "Noosphère" par Theilhar de Chardin. La vie terrestre n'est pas une fin en soi !

 

7= À qui se réfère l'expression "serviteurs inutiles" ? (V:Lc.17.10)

La participation à l'Amour du Père Éternel (qui sera donnée dans la vie post-terrestre) ne peut être équitable que si le don d'Amour du Père (qui octroie la "sainteté", c'est aussi dire la "puissance") soit en rapport avec le "mérite" spirituel de chacun aura acquit durant sa vie terrestre.

Si les volontés individuelles s'éloignent de leurs destinées, elles se déprécient chaque fois davantage elles-mêmes. Ces personnes en deviennent alors toujours davantage des "serviteurs inutiles".

Qui sont ces "serviteurs inutiles" sinon ceux qui diront : Nous n'avons pas fait ce que nous devions faire [V:Lc.17.10 et la note de bas de page (g) écrite dans la Bible de Jérusalem (*), éditions (française) du Cerf 1978)].

Parmi la foule immense de personnes qui se sont trouvées (momentanément) dans l'état de "serviteurs inutiles" je veux particulièrement signaler que les générations successives du Haut Magistère chrétien se sont transmises sciemment les dérives et les erreurs parce qu'à l'origine, les documents de base (écrits par les évangélistes) avaient été modifiés (V. supra).

(*) J'ai mis cette réponse au négatif pour rester dans la logique la plus évidente souhaitée implicitement par cette note (g) de bas de page. Je reste ainsi fidèle à ma règle de chercher à comprendre pour croire, c'est pourquoi ma foi est vivante et grandit car elle n'est pas endormie dans des idées reçues non confirmées. En effet, sur une base solide, la métaphysique et la mystique peuvent alors construire l'espérance.

(g) "Ce qualificatif semble assez mal adapté au contexte, l'insistance portant sur l'état même de serviteur, cf. la fin du verset ; mais c'est la traduction littérale (et traditionnelle) du terme grec".

" ···· c'est la traduction littérale (et traditionnelle) du terme grec" ?

ou erreur de transcription ? Une de plus, mais ici sans importance !

 

L'acculturation provoquée par l'esprit de la laïcité fait perdre tout ce qu'évoque le monde spirituel et l'espoir qu'il suggère. La laïcité présente ainsi un défi à la logique dont la civilisation occidentale se prétend être le flambeau. La vie terrestre n'est pas une fin en soi ! Puissent, les tenants de la laïcités, qui sont les défenseurs de la Justice, en prendre conscience !

 

Si le gouvernail n'est pas repris en mains fermes pour revitaliser le sens du spirituel, l'Humanité sombrera parce que les bases des religions sont caduques, leurs "Vérités" se réduisent à des affirmations arbitraires non prouvées. Le rituel se réduit alors à un automatisme de "tambours à prières" (*). L'Humanité est sortie de son enfance, les Responsables des religions en pays en voie de développement doivent en prendre conscience.

(*) Je ne veux pas humilier ceux qui pratiquent ce rituel. Je veux seulement faire remarquer, à ceux qui l'imposent à leurs fidèles, que ce rituel n'est plus en phase avec le monde actuel.

Cette attitude passive du fidèle est le signe qu'un esprit d'endormissement paralyse aussi le Responsable dans son obligation de recherche à mieux connaître Celui qui est adoré. Les premiers adorateurs ont fait un travail qui, n'étant pas achevé, doit être continué TOUJOURS pour répondre à l'Amour divin. Ceci est une obligation morale que les Responsables des religions semblent perdre de vue. Leur endormissement dans la recherche théologique est donc leur péché.

 

Il appartient donc aux religions de reprendre l'initiative en retrouvant la mystique qui rallumerait en chacun l'espoir dans cette vie future pour laquelle TOUS ont été créés.

Il faut rétablir la "Vérité" en supprimant les légendes et dérives. Proclamer une volonté de Paix et de solidarité dans le respect de l'autre doit devenir le but des Responsables de toutes les religions.

 

Ceci est une urgence pour l'Humanité !

 

TOUS, nous sommes l'Humanité !

 

"We are the people`" !

(I have a dream): Martin Luther King

 

Assez d'assassinats par fanatismes stupides !

 

NOUS SOMMES LA

NOOSPHÈRE

(= le monde de la pensée)

 

8= Dénouement

Le présent appel à la conscience des Responsables des religions a été mis sur Internet le 06 août 2005, jour que les chrétiens célèbrent la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Légende pour les uns, au même titre que l'adoration des Mages, ou réalité pour les autres, un fait est toutefois reconnu certain : Pour le peuple juif, Yahweh est le "Père" de la nation et qui a parlé à Moïse en lui donnant les "Tables de la Loi". Les juifs s'en considèrent donc le fils.

Impressionné par les miracles opérés par Jésus, St. Pierre déclara : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant" (Mt.16.16). Ceci est donc en contradiction avec la tradition juive qui refuse toute personnification de Yahweh et donc de son Fils.

Alors que la tradition rappelle que les Tables de la Loi furent données sur le mont Sinaï, la Transfiguration eut lieu également sur une montagne et avec, également, présence d'une épaisse nuée. Le symbolisme est respecté, toutefois une voix affirma : "Celui-ci est mon Fils bien aimé qui a toute ma faveur, écoutez-le" (Mt.17.5). Il y a donc bien ici une modification par désignation d'une Personne, suivie d'un ordre divin : il faut écouter Son Fils.

Pour les apôtres, la conclusion fut évidente, elle confirma la déclaration de St. Pierre : Jésus-Christ est Le Fils, Il est la Parole divine qui dépasse la tradition juive par son enseignement nouveau. Ils comprirent que Jean Baptiste était le Précurseur qui ne fut pas reconnu (par les autorités religieuses juives).

Il est donc logique que, dans le prologue de son Évangile, St. Jean présente le Logos (La Parole, le Verbe) comme étant le Créateur : "Tout fut par lui ( ···· ) Il est venu chez lui et les siens (le peuple juif) ne l'ont pas accueilli ( ···· ) Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous ( ···· ) Nul n'a jamais vu Dieu ; Le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître". (Jn.1.3, 11, 14, 18).

Je tiens à souligner que cette Vérité n'a pas été entérinée dans toute son extension par la théologie chrétienne alors même que la fête de la Transfiguration en est le rappel.

Il serait judicieux que, maintenant, le Haut Magistère chrétien reprenne, sans tarder, l'initiative, conjointement avec les autres religions abrahamiques, de la recherche d'une même "Vérité" afin d'être, dorénavant, en union spirituelle dans une même mystique.

La logique devrait s'imposer à tous !

 

Curieusement, c'est la religion catholique qui, étant la mieux structurée hiérarchiquement, s'est le plus éloignée de cette Vérité (par cause du choix du mode d'égalité des "Personnes" de la Trinité). "Le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui, l'a fait connaître". Il me semble évident que cette affirmation implique le contraire de l'égalité des Personnes entre Père et Fils. Que serait alors le Saint-Esprit sinon simplement l'esprit du Père ET du Fils   PARCE  QU'ILS  SONT  UN (Jn.10.30).

 

 

Viens Seigneur Jésus !  (Ap.22.20)

Tu es le Logos,

Montre-nous concrètement ton Amour dans ta Justice !

Que cela soit ta réponse à nos haines sociales et nos obscurantismes religieux !

Sois, pour nous, la "Lumière" du monde et qu'elle resplendisse dans nos cœurs !

 

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       Autre livre :   Essai par la métaphysique

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